Le plaisir de randonner en groupe n’est pas l’effet du prince, il demande beaucoup d’attention de la part des organisateurs.

Notre association a naturellement « obligation sécurité » lors des randonnées qu’elle propose. A ce jour, aucun texte légal n’impose la possession d’un diplôme pour la conduite bénévole d’une randonnée associative. Avant toute programmation, nos « dirigeants » estiment l’aptitude des animateurs auxquels ils peuvent encore confier l’encadrement des sorties. Il ne peut donc y avoir étourderie, imprudence ou insuffisance.

Je ne peux qu’encourager les animateurs et ceux qui souhaitent le devenir de suivre la ou les formations dispensées par notre association et ou par la Fédération Française de Randonnée. J’ajoute que notre bénévolat associatif se conjugue toujours le plus naturellement avec amitié, honnêteté, loyauté, même et surtout dans une société quelque peu à la dérive.

En continuant de la sorte, nul doute que le plaisir de « faire » pour les autres restera la motivation principale de tous nos membres élus.

Les 480 kilomètres de sentiers entretenus et balisés par les « Arbbistes » sont reconnus de bonne qualité. Est-ce pour cela que notre secteur depuis ce printemps s’enrichit de 260 km supplémentaires puisque les gens du Parc Régional du Queyras disent ne plus pouvoir assurer leur entretien.

Les trois « nouveaux » baliseurs officiels de la cuvée 2010 ne sont donc pas de trop pour mieux faire encore. Il est souhaitable que d’autres adhérents veuillent bien rejoindre l’escouade des baliseurs. L’ARBB représente actuellement 41% des 1800 km de sentiers entretenus des Hautes Alpes et 7.5% des 9880 km de la région PACA.

L’ARBB est également avec 185 adhérents 36.70% de l’effectif des Hautes Alpes et seulement 0.74% de celui de la région (25028 adhérents).

Il faut noter que l’été 2010 marquera le vingtième anniversaire de l’ARBB. En effet, la déclaration en préfecture de notre association date du 10 juillet 1990.

                                                                                                         Robert MUREAU


 

Nous allons sans doute nous en souvenir lors de la fête de l’A.R.B.B. le 3 octobre prochain de même qu’il donnera lieu à un rappel au cours de l’assemblée générale du 7 novembre.

En attendant ces convivialités, je souhaite à tous nos adhérents de superbes randonnées estivales avec beaucoup de musique et des chansons.
                                                           Robert MUREAU

Votre conseil d'administration du 16 avril 2010

1 - Damien DUPREZ présente une trésorerie très rassurante malgré la baisse conséquente de la
     subvention de la ville de Briançon

2 - Daniel MIGNOT fait le point sur les adhésions : 183 adhérents, 10 de plus qu’au 30 septembre
     et 21 nouvelles adhésions.

3 - La réflexion autour de la fiscalité des frais occasionnés par les animateurs ou autres dirigeants qui
     œuvrent pour l’ARBB se poursuit. Les résultats seront soumis à l’approbation lors de la
     prochaine AG de l’ARBB

4 - Environnement : les membres présents et représentés ont donné leur accord pour que notre
     président , au nom de l’ARBB, rejoigne d’autres associations qui dénoncent le projet
     d’aménagement du vallon des Baisses. L’enquête publique sur le projet est disponible en sous-
     préfecture et en mairie de Montgenèvre.

5 - Sorties hivernales et matériel de sécurité :
     la mention « obligatoire » apparaîtra en clair sur les
     programmes

6 - Robert MUREAU demande aux animateurs de   
     proposer des randonnées à thèmes tel que nocturne
     patrimoine, faune, flore, et divers. de son coté il se
     propose d'organiser une randonnée nocturne.

La vie des commissions

Commission des fêtes
Samedi 4 septembre, forum des associations sportives au gymnase des Garcins à Briançon

Dimanche 12 septembre, rencontre franco italienne au col de Montgenèvre.

Dimanche 3 octobre fête de l'ARBB,

Dimanche 7 novembre AG ARBB, 
Commission balisage
Jean JACQUES confirme qu’à partir de 2010,l’ARBB va se voir confier la réfection du balisage des GR du Queyras.
 

   carte de Vœu (Ah! Ah!)     
Commission formation sécurité
Bernard ROQUE confirme l’inscription de  3 nouveaux baliseurs :
Jean Claude PUTET. Bernadette LALAUT et Josette ARRAULT.

2 recyclages du brevet d’animateur pour Brigitte PASQUALI et Michel SALAUN.

 
Bernard ROQUE propose sa candidature pour assurer la formation au niveau du CDRP 05.
Cartographie en salle le 17/4 : il y a eu 8 participants le matin pour la lecture de carte et pour l’après midi en exercice pratique sur Géorando Découverte.
Nous avons l’accord de la Protection Civile pour une formation au module PCS1 sur une journée. Cette formation, pour 12 personnes, est réservée en priorité aux animateurs. Cette formation aura lieu un samedi, date encore à fixer.
Commission Randonnées
Aline BERGE remercie nos nombreux animateurs.
Grâce à eux, elle a pu proposer un programme complet de randonnées pour le 3ème trimestre.
Les carnets du randonneur

CANAL DU MIDI ODYSSEE 2010
Les campagnes se gagnent par le sérieux de leur préparation et l'habileté de leurs stratèges mais ce sont les exploits des hommes qui les font entrer dans l'Histoire. La campagne de Mai 2010, à travers le pays où fleurissent les noms de Trancavel, Simon de Monfort, Raymond de Toulouse, sur le chemin tracé par Paul Riquet ne dérogera pas à cette règle.
Je vais vous la conter…..

La campagne démarre le lundi 3 Mai sur les bords de l'Héraut, aux pieds de la cathédrale de basalte d'Agde: 10 cyclistes, 4 voitures, 13 valeureux conquérants avides d'en découdre. Tout commence par un pique-nique; les chefs savent bien qu'un repas partagé cimente une équipe. Au bord de la rivière, quiches, fromages, fraises de la Drome et chocolat font leur apparition. Le ton est donné, la campagne s'annonce dure mais l'intendance assurera. Le chef donne le départ, les voitures se mettent en convoi. Les bikers enfourchent leur monture au pied du pont et s'élancent le long du canal. Et c'est la rencontre avec les écluses, l'écluse ronde, l'écluse et son nid de bergeronnettes, l'écluse complexe du Libron gérant le cours du torrent et ses crues, les jolis ponts de basalte. Le chemin bordé d'iris jaunes et de la rare et bien cachée aristoloche conduit à Portiragne où nous cherchons en vain les peintures murales en trompe l'œil. .Cyclistes et caravaniers se rejoignent à l'hôtel des poètes à Béziers où se produit le premier accident: Claude C Lui, les bras chargés du double barda, gêné par sa moitié, perd l'équilibre et se pète la lèvre sur la rambarde de l'escalier.


La pluie n'empêche pas les poètes, même blessés, de s'exprimer. Pauvre Raymond Roger, tu as perdu ta ville.
Ne pouvant défendre Béziers
A dieu tu l'avais confiée.
Mais les hommes d'église ont une âme bien vile
Et Arnaud Amaury les dépasse entre tous
Qui criait Tuez les tous tuez les tous
Tuez les comme des chiens
Car Dieu reconnaîtra les siens.
 

La ville est belle. Façades de pierre, ferronneries élégantes, nous guident vers les Caves de la Madeleine dont la salade de chèvre chaud reste dans les mémoires.
Le mardi 4 mai, la pluie est encore là. La caravane se met en route. Après des tours, des détours, des retours, la sortie de Béziers est enfin réussie. Oui mais les écluses en escalier de Fonseranes? Il faudrait revenir dans la ville. Nous renonçons et nous roulons vers Capestang. L'un de nous capte un signal de détresse des cyclistes. Ils sont trempés, ils sont transis, ils se sont arrêtés à Colombiers, à 10 Km de Béziers. Nous les retrouvons au bar Le Latino, bien au chaud, guillerets devant une boisson chaude La pluie, le vent, le froid et les images de Carcassonne sous la neige qui arrivent sur les téléphones portables, nous décident à manger sur place avant de repartir tous dans les voitures.
Les cyclistes gardent leur lyrisme :
La pluie est battante, la température très basse. Mais le moral reste bon Six courageux décident d'enfourcher les montures, les autres se casent dans les voitures.
L' après midi sera calme. Le convoi gagne Homps, l'auberge de l'Ardoisière.. Le séjour à l'auberge est un bonheur, superbe bâtisse, accueil chaleureux, repas délicieux servi impeccablement.
Le mercredi 5 Mai restera dans les annales comme un jour terrible.
Ragaillardis, nos valeureux héros décident de profiter de la légère amélioration du temps.
Très vite le chemin devient boueux. Les branches d'acacia attaquent, les crevaisons commencent. A l'arrivée à l'écluse Michel S éjecté de sa monture part en glissade, finit sa descente à 10 cm de le l'eau sous le regard admiratif de l'éclusier –"pas mal !" et le regard désabusé du navigateur qui s'apprêtait à lancer sa bouée, se voyant déjà le héros du jour à l'honneur dans la presse locale.
A l'écluse de l'Aiguille les cyclistes sont accueillis par un vrai bestiaire, un orchestre et surtout, nue, triomphante, l'égérie des bikers; Tout ceci, de bois et de métal, œuvre de l'éclusier, maître de la récupe.

A l'étape de Trèbes, le campement s'organise comme un campement de la conquête de l'ouest, pour se protéger … du froid, les indiens locaux ne sont pas agressifs. Mais ils ne sont pas non plus accueillants. Le seul bistrot ouvert ferme sa porte sous le nez de nos conquérants frigorifiés.
La caravane repart. Les courageux cyclistes continuent sous le crachin; et les pièges des berges. Les crevaisons se multiplient. Michel S fait un arrêt brutal et impromptu entraînant dans sa chute une Anne Claude qui y laissera un doigt.

Le lieu de rendez-vous à Carcassonne a été fixé comme d'habitude par Michel S qui, confiant dans l'avatar SNCF de la Mère Tutélaire a choisi la gare. Pour les cyclistes, il était temps d'arriver, les munitions s'épuisaient. Claude C Lui, à lui tout seul a consommé 3 chambres à air et une boite de rustines; L'hôtel est en face de la gare, de l'autre coté du canal. Grâce au plan de circulation de la ville et au GPS, les voiturent mettent une heure pour rejoindre l'hôtel.
La soirée se termine par la visite sous la pluie de la cité et un repas joyeux.
Je ne m'étendrai pas sur les journées du 6 et 7 mai car la routine s'est installée, les pièges sont connus sinon déjoués, et chacun sait qu'à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire.
Le jeudi 6, l'étape est à Bram, les pièges du chemin inspirent le poète chansonnier. Le froid gèle les caravanières en ballade pédestre.
A Castelnaudary, la circulation est un peu plus facile et il ne pleut presque plus. Il est même possible de faire un tour de la cité, reconstituer stock de munitions et réserves et admirer les vieux monuments du 16ème siècle avant de s'attabler devant un cassoulet diversement apprécié. Les griottes de Martine mettront tout le monde d'accord.
Du Vendredi 7 je ne dirai que le passage du col de Naurouze (194 m,) la pause au Seuil de Naurouze lieu du partage des eaux de ce canal des deux mers, le beau temps qui permet un vrai pique-nique sur herbe, le roulage facile sur le chemin goudronné et le tourisme dans ces villages où la brique rose succède à la pierre blanche, la détresse des caravanières en recherche de l'hôtel et d'un parking à Toulouse. Et surtout le très chouette repas au Paradis des fruits.
Samedi matin, le 8 mai, le sac programmé de la ville n'a pas lieu: les autochtones se sont castagnés entre eux, la veille, sur les bords de la Garonne, un festival accueille la troupe sur la place du Capitole avec tentes blanches, défilé militaire…., quelques locaux essaient sans succès de vendre leurs vieilleries autour de l'église Saint Sernin, les boites à cassoulet sont fermées. Il ne n'y a que la boutique de violettes en sucre pour intéresser les plus gourmands. Ce samedi 8 mai, la troupe se disperse. Les protagonistes de cette campagne ont regagné leurs foyers mais restera dans les mémoires, l'exploit de ces 13 haut-alpins montés à l'assaut du midi

Michel S le valeureux chef qui réussit à conduire à bon port toute sa troupe, y compris les 2 novices,
Edmond qui, sur le vélo le plus rustique, fera toute la campagne toujours élégant et sans une seule chute ou crevaison et
Claude C Elle qui cumulera les rôles de bikeuse, caravanière, chroniqueuse, et elle aussi, sans crever ni tomber.
Claude C Lui et ses boites, sa boite de rustines, sa boite d'aquarelle et sa boite à images mais aussi ses poèmes
Jackie souriante, increvable, entamant brillamment dans cette campagne sa nouvelle carrière de retraitée
Claude M le passionné qui doublera toutes les étapes pour amener rapidement son camion à l'étape, rejoindre les cyclistes et faire le chemin avec eux
Anne Claude sa résistance et son habileté à sauter de son vélo même dans la boue, même avec un doigt tout violet, pour prendre la photo
Michel M son vélo atypique aux pneus rouges et tout minces et à la doublure de gaffer, qui passe partout et ne crève pas
Monique son calme, malgré les conditions elle ramènera la voiture sans une égratignure, sans une trace de boue
Martine sa bonne humeur, son plaisir de marcher et ses fabuleuses réserves
François l'homme qui dégonfle les pneus, le seul dans son genre dans la troupe
Robert qui aime la terre, la boue, déteste le goudron mais puisqu'il faut en faire, autant prendre la voie rapide. Nadette qui a su éviter les pièges du GPS pour conduire à bon port la caravane automobile
                                                                                                     Claude CASENAVE Elle


 

La prose et l'humour des randonneurs

Week End prolongé en Beaujolais
Pour célébrer la fin mai et apprendre à connaître les 12 appellations du Beaujolais, ce sont 15 randonneurs d’appellation contrôlée ARBB qui se retrouvèrent pour un WE de 3 jours à Beaujeu, Emeringes et Saint Gengoux de Scissé.
Là, encadrés par Martine et Jean Pierre, ils ont, dans la joie et la bonne humeur, admiré les hauteurs des collines d’où coule une eau de couleur blanche, rosée ou rouge. Les collines ont des noms sympathiques Mont de Rochefort et sa haute croix qui domine Beaujeu, Montagne d’Avenas et sa tour hertzienne au dessus d’Avenas et d’Emeringes, Roche de Solutré protégeant Solutré et Vergisson. En bas les noms changent on retrouve au hasard des villages Juliénas, Saint Amour, Chiroubles, plus loin Chenas, et encore Pouilly Fuissé ou bien enfin Saint Véran. Non, Saint Véran c’est pas celui qui culmine à 2050, c’est un autre village qui produit une bouteille blanche dont le liquide apporte aux papilles un goût d’y … revenez y (mais attention, avec modération). Une autre facette de ce séjour repose sur l’accueil et la restauration rencontrés ici. Les chambres caveau, je ne vous le raconte pas car vous prendriez du poids rien qu’à la lecture du menu, et le petit déjeuner sur la terrasse furent des moments riches.

Le lendemain à l’auberge de Chenas, également dans un ancien caveau, nous avons fait honneur au saucisson brioché et à la poularde à la crème. Voilà vous savez ce qui vous attend si vous allez là bas….
A lire ceci évidemment vous pensez que ce week end fût exclusivement de la détente. Et que nenni mesdames et messieurs, en pays de collines les randonnées se comptent en kilomètres et non en dénivelé comme chez vous.

Alors pour tout savoir nous avons fait vendredi la Croix de Rochefort en circuit (13km et 650m de dénivelé), le samedi Martine avait sous traité la balade à son frère Patrick qui, accompagné de son épouse Fabienne, nous a fait faire le tour d’Emeringes. D’accord si nous avions fait le tour du village cela aurait été rapide et sympathique. Mais ils ont préféré un grand tour, sur les collines, moralité : 23km, 800 de dénivelé, ce fût long … et sympathique. Enfin dimanche, un peu sous la pluie, nous avons gravi la Roche de Solutré, où notre président à nous nous accompagnait. Un petit tour de la roche pour terminer la balade, et puis direction les caves pour finir le séjour de cette escapade beaujolaise.
Pas tout à fait car Jean Pierre nous a conduit dans la maison de ses parents pour prendre notre repas. Là nous avons rencontré André et Andrée, les parents de Jean Pierre couple à la vitalité remarquable, qui nous ont accueillis avec beaucoup de gentillesse.
Et puis nous avons repris l’autoroute à Macon et chacun a pris la direction de son chez soi pour se reposer de ces trois jours festo-sportifs.
Le mot de la fin sera pour Martine et Jean Pierre, pour les remercier de la remarquable organisation de ce séjour. Le gîte, les repas, les balades, les visites ont été particulièrement bien choisis. Les explications qu’ils nous ont fournies sur ce pays qu’ils aiment tant furent très précises et toujours bienvenues. Grace à eux nous avons appris beaucoup de choses sur le traitement de la vigne et la culture de ce nectar que nous apprécions tous.
Et chacun, je pense, dira : nous aussi, nous avons bien aimé le pays, les gens, les vins, les mets, et terminera par une question : c’est quand le prochain week end ?
      Bernard

 


 

Thalasso au pays des Merveilles…. C’est l’été
11 randonneurs pour un joli programme, la majorité le souhaitant de type « remise en forme ».
Météo dite « variable », on attend bien sur des alternances de soleil et de nuages… quelques gouttes de pluie, OK. Qué nénni ! Variable entre pluie, orage, neige, blizzard, on ne nous avait pas tout dit !
En fait, après cette suite d’intempéries, nous nous attendions tellement à pire que tout le reste ne fut que bonnes surprises et les rayons de soleil savourés.
En tout cas, du soleil, il n’en manquait pas dans les têtes et les cœurs. Musique, chants, blagues, refuges accueillants, gardienne et gardien sympa; tout ne fut que bonheur.



Merci Patrice et Maryline

 
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Rédaction du Journal : Dominique Buhot-Launay6_Journal.htm

buhot-launayd@voila.fr

 

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